Albania

Catherine PRELJOCAJ : rencontre-débat autour de son livre "Le bonheur pour une orange n’est pas d’être un abricot". Edition Favre, Lausanne, 2001.

lundi 10 juin 2002 par ALBANIA

L’Association ALBANIA a organisé une rencontre-débat, le 19 juin 2002,avec le soutien de la Maison des cultures du Monde, sur le thème de : « L’identité albanaise de la seconde génération : comment vivre ou découvrir ses origines ? Stupeur et tremblement des enfants de la diaspora ».

Parmi les invités : Catherine Preljocaj, auteur de « Le bonheur pour une orange n’est pas d’être un abricot » Ed. FAVRE à Lausanne, récit, 2001 ; 19,65 euros, 234 pages

Voir également la déclaration de Catherine Preljocaj : ” Le voile invisible ”

De quoi est faite l’identité albanaise ? Quels rôles jouent les traditions et l’éducation familiale ?

Grâce à ce récit d’une enfant de la diaspora albanaise en France, le lecteur apprend beaucoup de l’enfance et de l’adolescence de Catherine Prejlocaj, en même temps que du combat qu’elle a mené et gagné contre la maladie.

Son origine albanaise, Catherine la laisse déjà entrevoir par son nom : Preljocaj … mais comment les Tinaj sont-ils devenus Preljocaj ? Dans son livre, l’auteur parle de son identité albanaise.

Cette identité albanaise : c’est d’abord celle de plusieurs familles originaires de l’Albanie (1948) et du Monténégro (1956) : du côté de sa mère (Liza Rudaj) du Monténégro et, du côté de son père (Pjeter), de la vallée de Vermosh, à au nord de Shkodër, en Albanie. Evadés d’Albanie en 1948, les frères Preljocaj se sont installés dans un village, non loin de Podgorica, du nom de Berane.

Son grand-père et ses oncles, opposants au régime d’Enver Hoxha, sont obligés de fuir leur pays en 1948, sous peine d’être arrêtés et exécutés. Ils laissent femmes et enfants derrière eux, pour passe en Yougoslavie où les autorités leur demandent de choisir un autre patronyme. Pour ne pas renier leur identité, ils vont prendre le prénom de leur grand-père paternel : Preloci et deviennent, les Prelocai¨.

Comme pour son frère et ses sœurs, la personnalité de l’auteur est marquée par le périple vécu par ses parents, par les dangers qu’ils ont du surmonter : les séquelles de la Seconde Guerre mondiale, la formation du régime communiste dans l’ex-Yougoslavie, l’exil politique de sa famille… Arrivée à Paris en août 1956, Bonneuil, Sucy…la famille Preljocaj retourne pour la première fois en Yougoslavie, à l’été 1966.

Avec des parents qui ont connu la souffrance d’être orphelins (Pjeter de sa mère, Liza de son père), comme l’écrit Catherine, « la famille n’a pu tenir que par l’honneur et les sacrifices. Déracinés, perdus dans la société moderne, ils se sont accrochés à leurs repères et ont trouvé leur équilibre dans leurs traditions et coutumes ancestrales. »

Le parcours de l’acceptation de ses origines par Catherine Preljocaj et de sa lutte contre la maladie sont intimement liés. Il s’agit d’un cheminement initiatique pour dépasser beaucoup d’interdits et de tabous.

Propos mis en forme par Evelyne Noygues©2002.

Voir également 2002 : « L’identité albanaise de la seconde génération : comment vivre ou découvrir ses origines ?


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