Albania

"Chronique albanaise" d’Artan Minarolli et Ylljet Aliçka au cinéma "L’Entrepôt"

FESTIVAL DU FILM DU SUD-EST EUROPEEN (SEE)

jeudi 7 avril 2011 par E. Noygues

 

Mercredi 13 avril, « CHRONIQUE ALBANAISE (Prières d’amour) » était programmé à L’Entrepôt, "lieu des cultures", situé : 7, rue Francis de Pressensé - 75014 Paris.

Réalisé par Artan Minarolli et Ylljet Aliçka, d’après un scénario de Ylljet Aliçka, le film réunit Arta Dobroshi et Tedi Papavrami dans les rôles principaux. A partir d’événements réels, il relate une "chronique de province" où le chagrin d’amour du muezzin de la ville devient une source de déséquilibre et désordre dans l’harmonie religieuse, sociale et culturelle qui règnait jusqu’alors dans cette petite ville albanaise...

Avec Arta DOBROSHI et Tedi PAPAVRAMI, « CHRONIQUE ALBANAISE (Prières d’amour) » est une coproduction Albimage (Albanie) – 8 et Plus Productions (France), Revolver Roma Bologna (Italie) – View Group (Grèce)

NOTE D’INTENTION DU REALISATEUR

Le film « CHRONIQUE ALBANAISE (Prières d’amour) » relate, à partir d’événements réels, une "chronique de province" où le chagrin d’amour du muezzin de la ville devient une source de déséquilibre et désordre dans l’harmonie religieuse, social et culturelle qui règne dans une petite ville albanaise... Le dérangement des rites quotidiens musulmans, avec l’appel à la prière du soir déréglé par un trouble sentimental du muezzin, témoigne de la fragilité de cet équilibre et de la haute sensibilité des gens vis-à-vis des sentiments religieux, qui malgré l’apparence, pourraient très facilement provoquer la réapparition des démons du passé.

Le film traite la problématique assez délicate, notamment dans les Balkans, d’un point de vue ironique et réaliste. La réalisation tient compte le contexte balkanique, entre "l’Est et l’Occident", entre hier et aujourd’hui, une terre qui lie ces mondes et qui, en même temps, est le théâtre de ses confrontations.

Le film montre comment l’énergie des peuples de la péninsule peut être gaspillé dans des problèmes religieux, des conflits et des dilemmes restés en suspense depuis la nui des temps. Les stigmates sont partout : la guerre sanglante et les événements macabres en Bosnie, Kosovo, Macédoine, avec leurs accents tragiques, voire grotesques, sont autant de réalités qui non seulement dénigrent les victimes mais avilissent leurs auteurs et déshonorent avec eux toute la communauté internationale.

Dans cette réalité balkanique où la purification ethnique fait désormais partie du vécu quotidien la question se pose de savoir comment remplacer la haine par le respect ?

Si la diversité est l’un des traits positifs de la culture balkanique, ainsi que sa composition partant des cultures et religions, sa division n’est pas le moindre de ses signes négatifs. La division est profonde, car traditionnelle. Cette division sous une forme inégale, avec un accent inégal, car partant des points de départ historique différents, dure aujourd’hui encore, approximativement sur la ligne de l’ancienne occupation turque.

Il semble que, dans la réalité balkanique, la compréhension culturelle et religieuse, le respect de la langue, des traditions et des mythes ne puisent jamais dépasser la barrière entre les ethnies et les religions, alors que ces pays se comportent comme des prédateurs de l’empire humain.

Indépendamment de cela, le fait d’être un point de contact entre les cultures différentes n’a pas seulement été une source de déséquilibre, un vacuum transitoires, mais, dans le cas concret de cette ville de province il est aussi une source d’énergie et de richesse. On peut dire même, qu’il s’agit d’une ville plus marquée par les convergence que les différences.

La ville, comme toutes les villes albanaises, a toujours gardé l’harmonie et la coexistence pacifique des deux communautés religieuses.

D’ailleurs l’Albanie est parmi l’une des nations peu nombreuses qui à travers sa position géopolitique, à travers son instruction réelle et à travers sa culture et religion peut comprendre à la fois la culture occidentale et orientale presque sans peine. L’histoire a entraîné les Albanais pour la compréhension.

C’est juste grâce à cette compréhension que les Albanais sont distingués de vivre en harmonie religieuse, en respectant les rites de l’un l’autre. (La composition des religions en Albanie avoisine : 60 % musulman, 25 % catholique et 15 % orthodoxe).

Tenant compte cette inertie d’harmonie, la ville a su établir le dialogue et surpasser la crise profonde, pour construire une espace relationnel qui concilierait les deux religions. Un nouveau muezzin arrive et son chant reprend sa vivacité et normalité.

L’amère expérience des Balkans y comprit la triste histoire de cette filme témoigne qu’aucune peuple heureux ou pas, n’abandonne pas sa perception unique de ses valeurs culturelles et religieuses. On peut dire même, que la sauvegarde de l’individualité et des valeurs de ces peuples est une condition sine qua non de la vie de ces habitants.

La diffusion de ce film entre dans la programmation du Festival du film du Sud-Est Européen "Voir à Paris", organisé du 12 au 17 avril 2011,au cinéma l’Entrepôt.

Lire également : Paris : Festival du film du Sud-Est Européen


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