Albania

Théâtre : "Knock" de Jules Romains, par la Compagnie Libre d’Esprit, les 25 et 27 mars

COMMUNIQUE

lundi 19 mars 2012 par en

Nikson Pitaqaj, metteur en scène albanais originaire du Kosovo, met en scène le chef d’oeuvre de Jules Romains, "Knock" : dimanche 25 mars 2012 à 16h et mardi 27 mars 2012 à 20h30, à la Royale Factory de Versailles (78).

« Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore. » Knock

Pour le docteur Knock, qui débarque dans le bourg de Saint Maurice, persuader ses nouveaux concitoyens de cet état de fait est un jeu d’enfant. Surtout avec une consultation gratuite tous les lundis, et la complicité, involontaire, de l’instituteur et du pharmacien…

Mise en scène : Nikson Pitaqaj

Avec : Henri Vatin, Joseph Hernandez, Lina Cespedes, Yan Brailowsky, Zachary Lebourg, Rémy Leloup, Anne-Sophie Pathé, Jean-Yves Duparc

Knock est une création en résidence à l’Épée de Bois (Cartoucherie), avec le soutien du Théâtre le Grenier de Bougival (78), du Théâtre Royale Factory (78), du Festival Antigel (Conseil Général 78)

Une coproduction de la compagnie Libre d’Esprit, d’ADAMI et de la SPEDIDAM.

 

Knock : une manipulation à grande échelle

Knock est l’illustration comique, sinon parfaite, de la manipulation à grande échelle. Que sont la propagande, la publicité, les discours démagogiques, populistes, les sectes, les religions, l’armée ou encore les campagnes politiques ? Un dérivé de la théorie de Knock, rien de plus. Jules Romains nous expose les fondements de ce pouvoir sur les masses. Le personnage qu’il crée n’est pas tant un médecin escroc que l’apôtre d’une nouvelle religion, la science, qui devient un outil permettant d’assujettir la population.

« Vous êtes trop bon, docteur. Mais c’est donc grave, ce que j’ai ?  » « Ce n’est peut -être pas encore très grave. Il était temps de vous soigner… »

 

Adaptation

Cette adaptation cherche ainsi à nous faire redécouvrir ce qui, chez Knock, peut permettre la manipulation à grande échelle, ce qui la rend innocente, voire désirable. Knock, on le voit très rapidement, n’est là que pour tendre un miroir à la société, afin qu’elle découvre par elle même ses maladies ou ses angoisses. Au cours des scènes, l’on s’aperçoit alors que c’est la population de Saint -Maurice qui, par son comportement, ses préjugés et ses peurs, encourage le nouveau docteur à distribuer des ordonnances comme des bonbons et à mettre progressivement toute la population au lit. La population tout entière est ainsi complice de cette vaste supercherie.

La pièce, construite en trois actes, illustre cette transformation, avec un découpage temporel entre passé, présent et avenir.

Le premier acte montre d’abord avec quelque nostalgie une population en bonne santé, des personnages joyeux, folkloriques, illustrant le monde des fêtes foraines et le bon sens paysan.

Après l’arrivée du Dr. Knock, l’acte 2 fait place à une atmosphère plus inquiétante, où les personnages autrefois si vivants découvrent, effarés, qu’ils sont « plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou moins rapide ».

L’acte 3, qui annonce l’avenir et le triomphe de la médecine, dévoile une population tout entière au lit, dont la vie est à présent régie par les prescriptions du Dr. Knock.

 

Note de mise en scène

Loin de chercher les effets comiques rendus possibles par la précision géniale de l’écriture, le jeu des comédiens nous invite d’abord à comprendre les personnages, voire à nous identifier avec eux.

Le premier acte dévoile une scène vide qu’occupent des personnages pleins de vie et d’humour. C’est le temps de la musique et de la fête.

L’acte 2, en revanche, s’ouvre sur un espace resserré autour d’une chaise au centre du plateau. C’est le temps de l’interrogatoire et des interrogations d’une société qui découvre les théories «  profondément modernes » du nouveau médecin du pays. Le jeu des comédiens demeure cependant léger et rapide, surprenant le spectateur avec humour et absurdité.

Le dernier acte se débarrasse de la chaise et fait place à une multitude de lits où gisent des malades. L’espace privé est oblitéré à la faveur de lieux « hygiéniques » qui, paradoxalement, expriment l’enfermement dans un système totalitaire où trône la médecine et ses infirmiers -aubergistes.

Ce n’est qu’à la fin de la pièce que l’on comprend l’étendue de la folie des personnages et le sens profondément comique (ou tragique) de la pièce...

 

Nikson Pitaqaj, directeur artistique

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Pour plus d’informations : http://www.libredesprit.net/

Entrée : 15 € – plein tarif, 12€ – tarif réduit. Réservation : 09 51 74 78 83 – www.royalefactory.fr/reservation - Adresse : 2 rue Jean Houdon 78000 VERSAILLES. Accès : RER C arrêt Versailles Rive Gauche.


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